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Quand acheter des valeurs financières et quand les vendre

19-3-2019

Quand acheter des valeurs financières et quand les vendre

Prédire de mauvaises nouvelles ne grandit pas le rôle du conseiller en Gestion de patrimoine. Mais après tout, ne vaut-il pas mieux prévenir que de subir ?


Avant une tempête, il y a toujours des signes avant-coureurs, comme avant un AVC ou une chute de vélo.


Après la tempête, il y a toujours ceux qui disent : « je vous l’avais bien dit ». Il est en effet toujours plus facile de dire après coup qu’on avait eu raison, comme il est tout aussi facile de toujours crier aux loups ou de prédire un cataclysme sans donner de dates.


 Quels enseignements tirés des chiffres passés ?


Ce qu’il y a de réel, ce sont bien les chiffres passés. Avant toute crise économique, on est dans un monde parfait (« Jusque-là tout va bien »). Joseph Kennedy, après avoir fait fortune, disait : « Quand j’entends parler de Bourse au café, je me dis que c’est le moment de vendre mes actions ».


Or, que se passe-t-il en ce moment ?



  • Il y a des valeurs non régulées, comme le bitcoin, qui montent rapidement à des niveaux stratosphériques, puis explosent en ruinant tous les petits porteurs qui avaient pensé devenir le nouveau Rockefeller.

  • Il y a des valeurs telles que décrites dans le journal le Monde du samedi 22 septembre 2018, qui compare le Groupe Renault Nissan-Mitsubishi (avec ses 10 millions de véhicules, 190 milliards d’euros de CA, 7 milliards de bénéfices), à TESLA (avec ses 100 000 véhicules et 8,5 milliards de CA et une perte de 2 milliards de dollars-). Même s’il ne s’agit pas de reprendre la morale de la fable de Jean de La Fontaine « la grenouille et le bœuf », je pense qu’il y a une forte incohérence, dans la valorisation de ces deux industries. Même si dans 10 ou 20 ans, un des deux industriels n’existera plus car avalé par la voiture Google. Mais cet exemple me fait penser alors à cette riche période des années 1990 où on allait chercher des petits investisseurs pour investir dans le Tunnel sous la Manche ou bien Euro Disney en France.


 Un retour aux années 2000 ?


En 2018, trois valeurs Américaines parmi les GAFA font presque la totalité de la bourse et représentent à elles seules le PIB de l’EUROPE. J’ai l’impression de revivre l’avant période des années 2000 avec l’éclatement de la bulle internet.


Désormais, quand on regarde l’évolution du CAC 40, on assiste à une forte volatilité. Pendant que les analystes disent « les fondamentaux sont bons, les objectifs de croissance favorables », la Bourse perd 10%, comme si personne ne croyait pas au futur. Dans le même temps, on annonce :
– une dette mondiale de 160 000 milliards de dollars,
– un petit 15 milliards de liquidités rajoutés par la BCE dans les circuits
Et tout le monde semble satisfait, mais le marché repart à la baisse.


Que faut-il en conclure ?


Toutes ces périodes me font penser à des moments où il y a trop d’argent, où on est trop heureux et qu’on cherche à brûler l’argent en trop, trop vite gagné, qui semble ne plus servir à rien.


Prédire de mauvaises nouvelles ne grandit pas le rôle du conseiller en Gestion de patrimoine, J’espère réellement avoir tort. Néanmoins, je vais quand même présenter cette thèse à mes clients en leur demandant de devenir prudent ou en sécurisant leurs bénéfices.


Billet Boursorologique du 24 septembre 2018.
Par Jean-Pierre Lallemand.



Rédigé par : Jean-Pierre Lallemand pour www.kiwinance.com .


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