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Le malheur des uns , fait il le bonheur de KIWINANCE

30-3-2019

Le malheur des uns , fait il le bonheur de KIWINANCE

Les mauvaises annonces s’amoncellent sur les agences bancaires. Telle grande banque de réseau supprime 600 agences, dans une autre on annonce une vague de départs ,  telle autre supprime des postes dans labanque d'investissement et  plus tristes, l’agence Tarneaud dévastée par un incendie sur les champs Elysées, et enfin ma propre agence de l’avenue de la Grande armée fermée le samedi à cause l’acte 20 des Gilets jaunes.


Tous ces mouvements d’humeur et de désorganisation me font quand même penser à la révolution des canuts à Lyon en 1831.

Des trentes Glorieuses aux trentes miséreuses.


Drôle d’histoire, Les canuts, dont le nom vient du mot canette, ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons négociants) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini. Ils sont environ 6000 artisans et emploient 30 000 compagnons.


Le revenu des uns et des autres, 18 sous environ pour quinze heures de travail par jour, ne permet qu'une vie de misère. Du fait de métiers à tisser beaucoup plus productifs qu'auparavant, comme le métier Jacquard, et en dépit d'une demande soutenue, ce revenu est deux fois moindre que sous le Premier Empire !


Certains soyeux refusent d'appliquer le tarif minimum en prétextant comme de coutume de la concurrence internationale et des contraintes du marché. Les canuts, en colère, se mettent en grève. Le 19 novembre 1831, au cœur de la Croix-Rousse, ils font face à la garde nationale. Des coups de feu claquent. La révolte gronde. (https://www.herodote.net/22_novembre_1831°


Or aujourd’hui , après les trente glorieuses, la France connaît depuis 30 ans les 30 «miséreuses». Notre système économique de contrôle, de levée d’impôts a obligé tout un chacun à avoir un compte bancaire, au départ les salaires des fonctionnaires étaient versés obligatoirement sur les CCP. Puis les banques se sont développées, en installant une agence bancaire à chaque coin de rue, quand ce n’était pas dans certains quartiers rentables, quatre agences aux quatre coins du carrefour.


Les banques prisonnières d'un système.
Les banques se sont enrichies, le personnel de banque dont votre serviteur était devenu de bons petits bourgeois, payé sur 15 voire 16 mois avec des vacances. Les personnels des banques étaient de toutes les manifestations et de toutes les luttes pour la défense des travailleurs, ils   étaient souvent le fer de lance des syndicats dans la sauvegarde des acquis sociaux et surtout des avantages exorbitants et de leurs riches comités d’entreprises.


En même temps, Les banques prêtaient , les français consommaient. Maison à crédit, Voiture à crédit, réfrigérateur, salon, vacances à crédit, le crédit était devenu le crédit à la consommation.


Puis la crise s’est installée. Le chômage a augmenté. Les crédits sont devenus difficiles à rembourser. La banque pensait avoir la solution pour maintenir la consommation. Elle a créé le crédit revolving, qui s’est transformé rapidement en crédit revolver. Les dernières réserves de balles de crédit étaient mortelles à cause les taux usuraires pratiqués.


Certains emprunteurs ne pouvant plus rembourser, se sont trouvés en surendettement, c’est-à-dire endetté plus que de raison, plus que le trait rouge. On s’endettait pour maintenir un niveau de vie, on s’endettait pour rembourser les crédits. Mais au lieu de leur interdire d’utiliser un chéquier et de payer en espèces, on a on les a obligés de garder un compte bancaire sans chéquier ni carte bleue, mais à payer leurs dettes augmentées des frais d’incidents et des notifications par lettres recommandées AR et de payer les frais de retrait en espèces au guichet.
Le coût humain  à vouloir tout casser.
Un jour le petit peuple, les sans-dent, les zadistes, les Nuits debout, les Anonymous, les Gilets Jaunes, appelez-les comme vous le voulez, se sont révoltés, ils ont commencé par casser, casser les vitrines des magasins de luxe puis celles des banques, saccager les distributeurs de monnaie, jusqu’à bruler les agences bancaires dont celle de la petite banque Tarneaud.


Tout cela a un coût, les banques subirent la double punition, tout d’abord elles dépensent de l’argent pour moderniser les agences bancaires dans le but d’ attirer des clients qui les désertent. et la deuxième punition, elles sont obligées à protéger les vitrines le vendredi soir, pour pas être vandalisées le samedi et les réparées le lundi. Tout cela a un coût en face d’agences bancaires qui ne voient plus de clients.

Pour quoi vendre des produits qui ne rapportent rien.

Car distribuer des crédits rémunérés à 2%, à des clients risqués, en cas de défaut du client , il faut trouver 50 nouveaux clients pour retrouver  son capital. Proposez des placements qui rapportent moins de 1%, mais supportent des frais de commercialisation de 2% , sans compter les frais liés au respect de  lourde réglementation, coûteuse à mettre en place qui a pour objectif de protéger les clients. La lourdeur de cette gestion , les frais engagés à former le personnel, ont incités à se demander : Pourquoi garder des centres de pertes. Pourquoi garder des agences avec du personnel sur des sites qui font perdre de l’argent.
En trois mots :


Fermons les agences, il n’y aura plus rien à casser, il n’y aura plus rien à réparer, il n’y aura plus de salaires à verser


La solution est prise de fermer les agences tant à la campagne qu’à Paris, de licencier le personnel, de dégraisser l’autre mammouth et de virer les petits clients. Certaines banques ont commencé par fermer les petites agences trop proches les unes des autres, réduire à trois personnes par agence et désormais supprimer les petits comptes, puis ceux de moins de 100.000 € et les banques les plus prestigieuses ferment les comptes de moins de 500.000€ d’encours .

Ainsi se trouve désormais disponible, à la recherche d’emploi, des anciens banquiers et assureurs qu’on appelle Conseiller en Gestion de Patrimoine, Conseiller en Investissement financier, Courtier en opération de banque et services de paiements, Courtier en assurances. Ce sont des indépendants inscrits à une association professionnelle réglementée, dont le métier est d’être le lien entre l’Etablissement financier et le consommateur. Dans moins de 10 ans La banque ou l’assurance n’aura plus de personnel commercial pléthorique, moins d’agences bancaires, mais plus de conseillers indépendants, mieux formés, plus disponibles . Sans hiérarchie directe, donc sans risque de contentieux, ils sont désormais responsables de leurs actes envers les clients .Les Etablissements financiers ne mettant plus que leurs produits à la disposition des clients. En cas de réclamation, il reviendra au CGP de prouver sa bonne foi car seul responsable de l’acte commercial.
Le développement de Kiwinance , une réponse au changement.
C’est en ce sens, que le malheur des uns, ceux qui perdent leurs emplois fera bonheur de www.kiwinance.com  en étant la plateforme de rencontre des consommateurs et des Etablissements financiers ; cette market-place permet au visiteur de choisir le conseiller qui lui correspond en fonction d’une photo, d’un CV, d’une expérience, d’une promesse ou même d’une réalisation. Le conseiller, quant à lui adoptera le client en fonction de ses capacités, de ce qu’il sait faire ou de ses fournisseurs.


Ainsi va la vie, non la perte d'emploi de mes anciens collègues banquiers ne fait pas mon bonheur, car j'y aiété moi même concerné, mais il faut admettre qu'un nouveau modèle s’est installé pour de nombreuses années.
Billet Boursorologique du 1 avril 2019 .



Rédigé par : Jean-Pierre Lallemand pour www.kiwinance.com .


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